Le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le médecin colonel-major Garba HAKIMI, a procédé, mercredi 10 juin 2026, en compagnie des autorités administratives et coutumières de la région de Dosso (parmi lesquels l’honorable Baoura de Bagagi, dont la sortie publique est rare), des Partenaires Techniques et Financiers, des cadres centraux, régionaux, départementaux et communaux de la santé, les respectables chefs religieux ainsi que les responsables régionaux et départementaux des autres services techniques, à l’inauguration officielle du Centre de Santé Intégré type II de Bagagi, dans le district sanitaire de Dogondoutchi.
L’infrastructure, dont le début des travaux a été lancé il y a huit (08) mois, le 25 août 2025 plus précisément, est composée d’un mur de clôture, d’un bloc de soins curatifs, d’un bloc de soins préventifs, d’une maternité moderne, d’un laboratoire, de logements pour le personnel de santé et pour le gardien, ainsi que d’installations d’eau et d’électricité renforcées grâce à l’énergie solaire (fonctionnelle 24h sur 24h). Le CSI a été réalisé pour un coût global de 687.184.299 francs CFA, sur financement de l’UNICEF et de ses partenaires.
En procédant à la réception symbolique et à l’inauguration du CSI de Bagagi, le Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a souligné que cette réalisation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la lettre de mission qui lui a été confiée par le Président de la République ainsi que du Plan de Développement Sanitaire et Social (PDSS, 2022-2026). « Elle marque la détermination des plus hautes autorités à rendre accessibles les soins et services de santé adéquats à nos laborieuses populations », a déclaré le médecin colonel-major Garba HAKIMI qui, en cette occasion solennelle, a adressé ses sincères remerciements aux populations de Bagagi et des environs ainsi qu’à toutes les personnes venues massivement assister à cet événement. En outre, le Ministre a invité les autorités locales, les leaders communautaires et toute la population bénéficiaire à faire bon usage de cet important investissement.
Avant la réception officielle, plusieurs personnalités ont pris la parole pour saluer ‘’l’arrivée’’ de ce CSI tant attendu par la communauté.
On retient tour à tour les allocutions de l’honorable chef spirituel Baoura de Bagagi, de l’Administrateur Délégué de Matankari, du gouverneur de la région et de la Représentante Résidente de l’UNICEF.
L’événement est unique en son genre pour cette communauté, que l’honorable Baoura de Bagagi, dont la sortie publique est rare, a pris part à cette cérémonie et a tenu à saluer la réalisation de ce CSI longtemps attendu dans son entité.
Pour sa part, le gouverneur de la région de Dosso, le colonel-major BANA ALHASSANE a, au nom des populations de Bagagi, tenu à remercier particulièrement le Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, ainsi que le Fonds des Nations Unies pour l’enfance à travers sa représentante, Djanabou Mahondé. « Les deux personnalités, en plus d’être en mission officielle de leurs institutions respectives, ont fait de la construction de ce centre de santé une affaire personnelle », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que c’est pour cette raison, que la population de Bagagi, les responsables administratifs et
coutumiers ont en guise de reconnaissance, pris la décision de baptiser les deux composantes sanitaires qui composent l’infrastructure du nom de Centre de santé intégré Garba Hakimi et de Maternité Djanabou Mahondé.
En procédant à la remise symbolique du CSI, Mme Djanabou Mahondé Représentante Résidente de l’UNICEF au Niger a émis le souhait que ce centre contribue à « rapprocher davantage les services de santé des populations et à offrir à chaque enfant, à chaque femme et à chaque famille une chance plus équitable de vivre en bonne santé et de réaliser pleinement son potentiel ».
Aujourd’hui, nous remettons à Bagagi bien plus qu’un bâtiment. Nous remettons un symbole d’espoir, de proximité et de confiance.
Cependant, a-t-elle ajouté, sa véritable réussite se mesurera dans les années à venir par le nombre de femmes qui y accoucheront en sécurité, par le nombre d’enfants qui y seront vaccinés, par les vies qui y seront sauvées, par la confiance que les communautés lui accorderont.
C’est pourquoi, elle a lancé un appel à une responsabilité partagée : aux autorités locales, pour assurer son bon fonctionnement, son entretien et sa pérennité ; aux communautés, pour s’approprier cet investissement et utiliser pleinement les services mis à leur disposition ; aux agents de santé, pour faire vivre chaque jour les valeurs d’écoute, de professionnalisme, d’équité et de respect de la dignité humaine. L’UNICEF, avec l’ensemble du Système des Nations Unies, demeure pleinement engagé aux côtés du Gouvernement du Niger pour renforcer le système de santé et rapprocher les services essentiels des communautés les plus vulnérables a-t-elle conclut.
Il faut retenir enfin, qu’en marge de la cérémonie, la représentante de l’UNICEF, Djanabou Mahondé, a
reçu du chef de canton de Dogondoutchi le titre traditionnel de « Ouwa diya maï-yara », une dignité de l’Aréwa associée à la confiance, au respect et à la mobilisation des enfants et des jeunes au sein de la communauté. Une reconnaissance symbolique de l’engagement de l’UNICEF aux côtés des communautés.
Signé : Hallarou Chaïbou, DAID/RP, Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique


